L’ACOPS participe activement aux travaux en cours de l’OMI, de l’OSPAR et du Conseil de l’Arctique sur le bruit sous-marin (communément appelé bruit rayonné sous-marin ou URN). Dans deux récents documents de commentaires soumis au Comité de la protection du milieu marin (MEPC) de l’OMI et au sous-comité sur la conception et la construction des navires (SDC), nous avons mis en évidence les développements scientifiques, politiques et juridiques en cours concernant l’impact du bruit sous-marin sur l’environnement marin dans d’autres organismes intergouvernementaux qui devraient être pris en compte par l’OMI pour orienter sa révision des directives existantes sur la réduction du bruit sous-marin provenant du transport maritime et l’adoption de nouvelles mesures d’intervention. Ces autres processus comprennent l’ACCOBAMS, le Conseil de l’Arctique, la Convention sur la diversité biologique, la Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage, l’Autorité internationale des fonds marins, la Commission baleinière internationale, l’OSPAR et l’Assemblée générale des Nations unies.
Comment abordons-nous la question du bruit sous-marin ?
Les activités humaines en mer se multipliant, elles s’accompagnent d’une augmentation du bruit qu’elles génèrent, ce qui se traduit par une augmentation globale du bruit sous-marin rayonné (UNR). Ce groupe de travail 6 se concentre sur la compréhension de toutes les sources de bruit en mer qui ont ou peuvent avoir un impact négatif sur le milieu marin, y compris les organismes marins et leur habitat, ainsi que sur le développement de la science dans l’évaluation de cet impact afin d’éclairer la mise en œuvre de réglementations internationales sur la protection et la préservation du milieu marin et d’orienter les interventions politiques maritimes adéquates en réponse.
Un nombre croissant d’études ont démontré que le bruit sous-marin émis par les navires commerciaux est un facteur de stress pour les espèces et les écosystèmes marins, notamment divers mammifères marins, poissons et invertébrés, et soulignent que le bruit émis par les navires commerciaux est plus intense que celui des bateaux de plaisance et se situe généralement en dessous de 1 000 hertz (ou 1 kHz), ce qui correspond aux mêmes bandes de fréquences basses à large bande identifiées comme étant d’une importance cruciale pour de nombreuses espèces de baleines et de poissons.

D’après une infographie publiée par le gouvernement français avec le soutien du Fonds international pour la protection des animaux (IFAW), de l’Office français de la biodiversité (OFB) et de l’Armaterus de France. Disponible ici.




