Mandat de l'OMI
L’Organisation maritime internationale (OMI) est une agence spécialisée de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Elle a été créée en 1948 par la Convention de Genève sur l’Organisation maritime internationale et s’est réunie pour la première fois en 1959. Son mandat comprend la protection de l’environnement marin contre les activités maritimes.
Les objectifs de l’OMI comprennent notamment :
– de « mécanismes de coopération entre les gouvernements dans le domaine de la réglementation et des pratiques gouvernementales relatives à toutes les questions techniques touchant au transport maritime international ; d’encourager et de faciliter l’adoption générale des normes pratiques les plus élevées en matière de (…) prévention et de contrôle de la pollution marine causée par les navires » ; et
– « pour l’examen par [l’OMI] de toute question relative au transport maritime et à son impact sur le milieu marin qui pourrait lui être soumise par tout organe ou organisme spécialisé des Nations Unies ».
À cette fin, l’OMI a pour fonction de « prévoir la rédaction de conventions, d’accords ou d’autres instruments appropriés ».
L’OMI compte 175 États membres, 3 membres associés et 151 observateurs (66 organisations intergouvernementales et 85 ONG – l’ACOPS a été l’une des premières ONG environnementales à devenir observatrice). Seuls les États membres peuvent voter.
Rôle de l'OMI dans la protection du milieu marin en tant qu'organisation internationale compétente en vertu du droit de la mer
Il est important de noter que l’OMI est également l’organisation internationale compétente pour les activités maritimes en vertu de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM ou UNCLOS), y compris pour l’établissement de règles et de normes internationales visant à prévenir, réduire et contrôler la pollution du milieu marin résultant des activités maritimes. En vertu de la CNUDM, les règles et normes mondialement acceptées établies par l’OMI constituent des normes minimales qui doivent être réglementées à l’échelle mondiale par tous les États (en particulier les États du pavillon et les États côtiers).
Cela découle du fait que (1) la plupart des 174 États membres de l’OMI sont parties à la CNUDM ; et (2) pour les États qui ne sont pas parties à la CNUDM, ces dispositions de la CNUDM sont désormais généralement considérées comme faisant partie du droit international coutumier, ce qui signifie qu’elles font partie du corpus du droit international et sont contraignantes pour tous les États. Cela signifie également que les règles et normes adoptées par l’OMI deviennent applicables à tous les États, même à ceux qui n’ont pas choisi d’y adhérer, dès lors que ces règles et normes peuvent être considérées comme ayant été acceptées à l’échelle mondiale. Il existe un argument solide selon lequel, dès l’entrée en vigueur d’un traité de l’OMI (qui exige généralement que plus de la moitié de la flotte marchande commerciale y adhère), ce traité établit une règle ou une norme généralement acceptée pour le sujet qu’il traite.
Structure institutionnelle de l'OMI
L’OMI compte huit organes principaux, composés d’une Assemblée générale réunissant tous les membres, d’un Conseil des membres élus par l’Assemblée générale, d’un Secrétariat et de cinq comités spécialisés et leurs organes subsidiaires. Le Comité de la protection du milieu marin est l’un de ces cinq comités.

Pour plus de détails sur le fonctionnement de l’OMI, consultez le guide pratique de l’OMI préparé par le Centre de droit international de l’Université nationale de Singapour.





