Pourquoi les mers polaires et quelles sont nos principales préoccupations ?

Les mers polaires comprennent les océans Arctique et Antarctique, qui sont tous deux des indicateurs pour la planète et la stabilité du climat dont nous (les humains) dépendons. Ces deux océans subissent des changements rapides parallèles, voire des changements de régime, car les processus de changement climatique forcent notre système planétaire à évoluer vers un nouvel état. L’accélération de la fonte des glaces est l’un des processus communs, tant pour la glace de mer que pour la glace terrestre (glaciers et calottes glaciaires), et un accélérateur de ces changements.

Face aux rapports scientifiques alarmants faisant état d’une accélération des changements dans les écosystèmes marins et d’un impact négatif et irréversible sur l’environnement marin, l’appel à renforcer la résilience s’est fait plus pressant dans tous les organismes intergouvernementaux.

Si la gestion des activités dans ces deux océans nécessite un ensemble commun de connaissances et de compréhensions scientifiques marines, leurs contextes géopolitiques, juridiques et institutionnels respectifs sont très différents. Chacun nécessite une approche spécifique.

Activités de l'ACOPS

L’ACOPS s’intéresse particulièrement à l’océan Arctique grâce à son statut d’observateur auprès du Conseil de l’Arctique. Les domaines qui retiendront particulièrement son attention en 2021 et 2022 sont la fonte des glaces, la protection des couloirs de glace sensibles et des AMP, le trafic maritime, les déchets plastiques en mer, le bruit sous-marin et les espèces exotiques envahissantes.

L’ACOPS est observateur auprès du Conseil de l’Arctique depuis 2000 et a participé aux réunions ministérielles et aux réunions régulières du groupe de travail sur la protection de l’environnement marin de l’Arctique (PAME) du Conseil de l’Arctique, du groupe de travail sur le programme d’action contre les contaminants dans l’Arctique et du groupe de travail sur la prévention, la préparation et l’intervention en cas d’urgence (si les ressources le permettent). L’ACOPS a soutenu la déclaration de Fairbanks du Conseil de l’Arctique de 2017 (ici). Pour citer quelques éléments, il souligne la vulnérabilité des écosystèmes marins de l’Arctique, l’impact environnemental et socio-économique du changement climatique, la valeur du programme de surveillance de la biodiversité circumpolaire et l’importance de renforcer le rôle du Conseil de l’Arctique. L’ACOPS a également participé (virtuellement en raison de la Covid-19) à la réunion ministérielle de la présidence islandaise en 2021, qui a adopté la déclaration de Reykjavik annonçant que l’Arctique s’était réchauffé à un rythme trois fois supérieur à la moyenne mondiale, avec des effets néfastes sur l’environnement, la biodiversité, la société et les infrastructures, ainsi que sur les moyens de subsistance de nombreuses communautés arctiques.

L’ACOPS a également été active dans le passé dans le contexte du Royaume-Uni, Lord Hunt étant membre de la commission spéciale de la Chambre des lords sur l’Arctique et participant régulièrement aux sessions convoquées par le groupe parlementaire multipartite britannique pour les régions polaires, formé en 2011 afin d’informer les parlementaires sur toutes les questions relatives aux régions arctique et antarctique.